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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 06:54

Solex.jpg

 

La marque Solex vient d'ouvrir sa seule et unique boutique française. Elle a bien évidemment choisi Paris, dans un quartier qui en dit long sur le positionnement de la marque.
 
Si l'on cherche à toucher les motards, ou les scootéristes, il n'y a pas trente-six endroits dans Paris. En gros, vous ouvrez boutique Avenue de la Grande Armée ou près de la Bastille, avenue Richard Lenoir par exemple. Ce sont les deux quartiers historiques du deux-roues parisiens.
 
Or pour relancer la marque, Solex a choisi le Marais. C'est en effet au 40 rue de la Verrerie que la boutique Solex at Le BHV/Marais (dont le nom révèle l’aspiration à la branchitude) a choisi d'élire domicile. Le choix en dit long sur la clientèle visée.
 
Car l’époque est révolue du cyclomoteur deux-temps poussif, bon marché et synonyme de pneu avant usé par le galet et de pantalon taché par les fuites de mélange deux-temps. Aujourd’hui, Solex est avant tout une gamme de vélos électriques.
 
Il reste bien sûr le e-Solex, dont l’appareillage électrique n’est pas sans rappeler le célèbre bloc moteur sur roue avant de son illustre prédécesseur. Mais le reste de la gamme (sept vélos de ville et deux vélos tout-chemin) n’a plus rien à voir : ce sont des VAE, autrement dit des vélos à assistance électrique.
 
Le prix non plus de ces joujoux n’a plus rien à voir avec les Vélosolex deux-temps des années 1950 et 1960, qui étaient alors les plus abordables des deux-roues motorisés. Aujourd'hui, les tarifs des Solex de nouvelle génération oscillent entre 1249€ à 2449€. La marque ne s'adresse plus à sa cible historique de clientèle.
 
Les Solex tels d'aujourd'hui se destinent à une clientèle de bobos qui veulent rouler propre sur un véhicule vintage et pour qui un prix élevé est un signe de désinvolture face à l’argent.
 
Pour les parisiens, une subvention municipale de 400€ permet cependant d’alléger quelque peu la facture, quitte à passer pour un mesquin. C’est d’ailleurs très commode, ce système de subvention qui permet d’alimenter avec de l’argent public les magasins à bobos. Mais la marque ne compte pas dessus puiqu'elle ouvre boutique alors que la subvention va disparaître. Car lesdits Parisiens aisés doivent se dépêcher : la subvention ne sera pas reconduite au-delà du 31 décembre 2014.
 


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Published by Dom Bosco - dans Actualité
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